Le N.P.A., un bon projet ?

Olivier Besancenot explique le projet de NPA

Depuis plusieurs mois on parle beaucoup parmis les gens interessés par la politique ( notament d' extrème gauche ) de la fondation d' un Nouveau Parti Anticapitaliste.

Au début j' étais très favorable à cette idée de fusionner les partis d' Extrème Gauche entre eux pour créer un grand parti qui incarnerai les valeurs de tous ses mouvements. Mais Lutte Ouvrière a déjà fais savoir qu' elle ne se joindrai pas au N.P.A.. Le Parti des Travailleurs s' est lui carrément transformé en Parti Ouvrier Indépendant pour affirmer son opposition au N.P.A..


A quoi servirait un nouveau parti d' unification de l' Extrème Gauche si les deux autres "grands" partis de cette mouvance refusent d' y adhérer ?

Dans la vidéo Olivier Besancenot nous explique dans son discours que ce ne sera pas ( au contraire de la L.C.R. ) un parti trotkiste, mais quelles idées défendra alors le nouveau parti ?

Quel nom sera adopté par le nouveau parti ? Parti Anti-capitaliste ?
Je ne l' espère pas car un parti ne dois pour moi pas se définir par rapport à ce qu' il rejette mais par rapport à son projet politique.

Que pensez-vous de la formation de ce Nouveau Parti Anticapitaliste ?

# Posté le mercredi 03 septembre 2008 10:50

Modifié le vendredi 05 septembre 2008 14:25

Le P.C.F., toujours dans la lignée de la pensée marxiste ?

Le P.C.F., toujours dans la lignée de la pensée marxiste ?
"Discussions sur l'abandon de l'étiquette communiste : De toute façon, le communisme vivra !


A quatre mois du 34e congrès du Parti Communiste Français, les « contributions » fleurissent dans les pages du journal l'Humanité sur l'avenir du parti : la question de la transformation du PCF y est largement débattue, et en particulier celle de la référence au communisme. Nombreux sont ceux, parmi les militants et sympathisants du PCF, qui craignent que leur parti cesse de se réclamer du communisme.

Ils ont raison de s'inquiéter. L'abandon de la référence au communisme serait effectivement un recul. Le simple fait qu'il existe des dizaines de milliers de militants se réclamant du communisme était jusque-là porteur de l'idée que le capitalisme n'est pas le seul avenir pour l'humanité, qu'une autre société est possible.

Aujourd'hui le Parti Communiste Français regroupe encore des milliers de militants dans les quartiers et dans les entreprises. N'en déplaise aux journalistes qui le présentent comme enterré, ce parti n'est pas mort, comme en témoigne l'affluence habituelle à la fête de l'Humanité. Mais bien des militants sont démoralisés, ne voient pas où va leur parti ni quoi faire à l'avenir, et se détournent de la politique. Cet abandon et ce découragement constituent un recul car, dans les cités populaires, ceux qui défendent les idées de classe se font rares, et la place est libre pour les partisans d'idées réactionnaires, militants d'extrême droite, militants religieux intégristes et autres.

Aussi est-il bon que de nombreux militants du PCF s'opposent à ce que leur parti abandonne toute référence au communisme. Mais tout le problème est de savoir ce qu'on met derrière le mot communisme, de savoir aussi ce qu'on critique dans la politique actuelle du PCF. Critique-t-on la politique menée sous la direction de Marie-George Buffet ? Critique-t-on la participation au gouvernement de Jospin en 1997 ? Ou la précédente participation à celui de Mitterrand en 1981, alors que le PCF, sous la direction de Marchais, enregistrait déjà une baisse, non seulement de son influence électorale mais aussi de son audience dans les milieux populaires ?

En fait, cela fait bien longtemps que le Parti Communiste Français a abandonné les idées véritablement communistes. On pourrait remonter ainsi bien plus loin en arrière pour trouver des illustrations d'une politique qui, à part l'étiquette, n'avait pas grand-chose de commun avec ce que voulaient les fondateurs du Parti Communiste. Celui-ci à sa naissance, en 1920, ne se fixait pas seulement comme objectif d'être un parti de lutte de classe, comme une bonne partie de ses militants voudraient qu'il le redevienne. Il voulait devenir un instrument de la révolution socialiste et, pour parvenir à cet avenir socialiste, il ne comptait pas sur les voies parlementaires.


Le Parti Communiste d'alors faisait sien le programme de Marx, qui proclamait la nécessité pour la classe ouvrière de « s'ériger par une révolution en classe dominante ».

« Le pouvoir politique, à proprement parler, est le pouvoir organisé d'une classe pour l'oppression d'une autre. Si le prolétariat, dans sa lutte contre la bourgeoisie, se constitue forcément en classe, s'il s'érige par une révolution en classe dominante et, comme classe dominante, détruit par la violence l'ancien régime de production, il détruit, en même temps que ce régime de production, les conditions de l'antagonisme des classes, il détruit les classes en général et, par là même, sa propre domination comme classe. À la place de l'ancienne société bourgeoise, avec ses classes et ses antagonismes de classes, surgit une association où le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous. » Voilà ce qu'écrivait Marx dans son programme, le Manifeste du Parti Communiste. Serait-ce dépassé, comme l'affirment aujourd'hui nombre de membres du PCF ?

Nous pensons que la condamnation du capitalisme que formulaient Marx et Engels, tout comme les tâches qu'ils fixaient à la classe ouvrière, sont au contraire toujours d'actualité.

L'organisation capitaliste de la société ne peut amener l'humanité qu'à plus de barbarie ; elle doit être remplacée par une organisation où l'économie sera mise au service de l'ensemble de l'humanité. C'est l'évolution capitaliste elle-même qui fait surgir la nécessité d'une transformation profonde, révolutionnaire, de la société, et qui donne toute leur actualité aux perspectives communistes. C'est pourquoi les idées vraiment communistes ne disparaîtraient pas, même si le PCF abandonnait cette étiquette. C'est le capitalisme qui amènera inéluctablement de nouvelles générations de jeunes et de travailleurs à s'en emparer.

Mais, dans le combat pour que renaisse un authentique mouvement communiste se donnant pour but cette transformation sociale, les militants communistes actuels du PCF peuvent jouer un rôle important. Ils le peuvent en renouant avec les idées qui étaient celles de leur parti à sa naissance.

Et ce que nous pouvons souhaiter, c'est que tous ceux, parmi ces militants, qui ne perdent pas courage, qui savent que le mouvement ouvrier a eu des hauts et des bas, et qui sont convaincus que le capitalisme ne peut pas être l'avenir de l'humanité, se fixent, comme nous, l'objectif de construire un parti véritablement communiste.

Lutte Ouvrière, 12 septembre 2008"
Rappelons aussi que de puis la fin de la Seconde Guerre Mondiale le Parti Communiste a dans les faits totalement renoncé à une révolution autre que par les urnes.

Le P.C.F. n' a-t-il pas aujourd' hui groso modo les même opinions que la S.F.I.O. d' autrefois ?

Le P.C.F. est-il toujours réellement communiste ?

Doit-il continuer a exister comme voix alternative ou participe-t-il seulement aujourd' hui au morcelement de la gauche ?

# Posté le samedi 13 septembre 2008 08:00

Modifié le samedi 13 septembre 2008 10:18

Nationalisation des banques d' affaires aux Etats-Unis : sauver à tout prix les emplois ou sauver à tout prix le capitalisme ?

Nationalisation des banques d' affaires aux Etats-Unis : sauver à tout prix les emplois ou sauver à tout prix le capitalisme ?
Ces dernières semaines ont étés nationalisées deux des cinq plus grandes banques d' affaires américaines et à eu lieu la faillite d' une troisime. Ces deux nationalisations ont coutés mille milliards de dollars soit le budjet annuel moyen de la France.

Voici donc dans ce contexte un article de journal :

Mille milliards de dollars pour les banquiers faillis : « La seule chose à faire », vraiment ?


D'après les médias, le plan de sauvetage des banques américaines aurait été « accueilli avec soulagement par les marchés », c'est-à-dire les banquiers, les détenteurs de capitaux et les gouvernements chargés de leurs intérêts. Politiciens, économistes, journalistes et chefs d'entreprise ont affirmé en ch½ur que c'était cher certes, et même injuste puisque la population devrait payer les dettes de ceux-là mêmes qui avaient joué et perdu sur son dos, mais qu'il n'y a rien d'autre à faire.

Ainsi Bush a-t-il déclaré que « cette approche audacieuse coûtera beaucoup moins cher que de ne pas intervenir » et de voir s'installer « la récession économique, les suppressions massives d'emplois ». L'éditorialiste du journal économique Les Échos affirmait quant à lui : « Sans le plan de sauvetage, c'est la capacité de la première économie mondiale à fonctionner qui risquait d'être anéantie. » Autrement dit, ce serait mille milliards de dollars ou le chaos, ce serait rembourser les spéculateurs ou le chômage de masse.

Mais le fait que tout cela ait été répété en boucle depuis le 19 septembre n'en fait pas une vérité. Tout d'abord parce qu'il peut tout à fait y avoir à la fois mille milliards de dollars de fonds publics offerts aux banquiers en faillite et le chaos. Les cours erratiques des Bourses, du pétrole, des matières premières et des monnaies, qui continuent à faire du yoyo, le montrent déjà. La confiance des capitalistes dans leur propre économie est loin d'être rétablie et la possibilité d'une crise catastrophique est toujours là.

Et si Bush et les deux candidats à sa succession qui ont en gros approuvé son plan voulaient vraiment, comme ils l'ont dit, établir un système de crédit fiable, efficace, crédible et transparent, une solution immédiate serait de nationaliser le système bancaire sans verser aucune indemnité aux capitalistes. Le crédit serait mis ainsi sous contrôle de l'État sans pour autant creuser un trou de mille milliards de dollars dans les caisses, ce qui alimentera d'un côté la spéculation et de l'autre l'inflation aux dépens des couches populaires.


Mais ni les politiciens à la Mc Cain ou Obama, ni même en France la gauche, le PS par exemple, n'ont osé proposer de restreindre un tant soit peu la liberté d'agir de la bourgeoisie. Tant qu'il y a encore quelque chose à gagner, encore des spéculations à faire, on laisse les financiers agir, la société dût-elle en périr.

Et d'ailleurs elle en périra à moins que les travailleurs n'y mettent bon ordre.

Lutte Ouvrière, 26 septembre 2008


Alors, que pensez vous de cet article ?

Les Etat-Unis ont-ils bien fais de sauver ces deux banques ? De laisser la troisième faire faillite ?

Est-ce que ces nationalisations ont plutôt pour but de sauver directement ou indirectement des millions d' emplois ou de sauver le système économique actuel ?

Êtes vous favorables ou défavorables à ces nationalisations ? Et pour quelles raisons ?

# Posté le jeudi 25 septembre 2008 15:38

Blacks Blocs

Aparus dans les années 80 en Allemagne les Blacks Blocs se forment généralement en marge de manifestations. Ils appliquent de la doctrine de l' "action directe" ( NB : ne pas confondre avec le groupe Action Directe qui par ailleurs s' en réclame ). Celle-ci consiste en la destructions de banques, de bâtiments d'institutions officielles ou de sociétés multinationales, magasins, caméras de vidéo-surveillance... mais pas aux personnes, le but est en fait de faire perdre un maximum d'argent aux entreprises visées. Les membres du black bloc n'hésitent pour autant pas à affronter les forces de l'ordre qu'ils considèrent comme « le bras armé du capitalisme ».

Le nom de ces rassemblements proviens du fait que tous les manifestants revètent une tenue entièrement noire, et généralement une cagoule de la même couleur. Ils s' habillent ainsi pour marquer leur solidarité, symboliser l'unité et l'égalité des hommes et femmes au sein d'un black bloc et créer un effet de masse, mais surtout se prémunir contre les gaz lacrymogènes et l' identification par les caméras de vidéo-surveillance.

Les Black Blocs sont des structures informelles et décentralisées, sans appartenances formelles ni hiérarchies ( contrairement aux Reds-Blocs qui s' affirment comme exclusivement marxistes ). Ils sont constitués principalement d'activistes des mouvances libertaires mais aussi de nombreux autres militants d' extrème gauche.

Leurs partisans expliquent que c' est ainsi que les choses avancerons, se révolutionnerons, leurs détracteurs avancent la mauvaise image qu' ils donnent des mouvements sociaux face aux médias qui considèrent les membres de Blacks Blocs comme des extremistes voire plus souvent de simples casseurs.


Alors, pour ou contre les blacks blocks et autres actions du type ?

Pourquoi ?
Blacks Blocs

# Posté le mardi 07 octobre 2008 16:00

Modifié le lundi 20 octobre 2008 15:08